Pierre de Bourgogne
Pose d’un sol à l’intérieur

Pose d’un sol à l’intérieur

Réaliser une coupure de capillarité et de désolidarisation par interposition d’un film imperméable (film de polyéthylène d’épaisseur 0,15 mm, feutre bitumé type 36S (norme NF P84-313 et P 84-315), couche de sable de 1 cm) entre le sol naturel et la dalle béton, y compris les relevés périphériques. Ceci afin d’éviter les fissurations de dalles dues au efforts provenant des mouvements différentiels et des déformations entre le dallage et son support, ainsi que des éventuelles remontées de sels divers présents dans le support (béton), sels pouvant à posteriori créer des efflorescences sur les carreaux.

Les joints périphériques seront de 5 mm pour un plancher chauffant, 3 mm dans les autres cas et en extérieur. Le joint périphérique doit rester vide, il ne sera pas rempli par le mortier utilisé pour les joints. Il sera ensuite caché par les plinthes. Il peut éventuellement être rempli de silicone.

La largeur des joints entre dalle est au minimum de 2 mm. Idéalement, 3 mm apporte plus de confort pour remplir le joint, et donc une meilleure résistance dans le temps. Un joint mal rempli peut se vider et créer des lignes noires disgracieuses. Le joint est important car il garantit l'étanchéité entre le dessus des dalles et le mortier de pose.

Fractionner la surface par des joints de 5 mm de largeur minimale, rempli d'un mastic de dureté shore A>60 ou profilé compressible, au-delà de 36 m² et pour toute longueur supérieure à 6 mètres. Les joints de dilatation et de retrait du gros-œuvre doivent être exécutés dans le mortier de pose et dans le revêtement. Pour un plancher chauffant, la surface maximale est réduite à 20 m2 avec une longueur maximum de 5 ml.

Étendre le mortier de pose et mettre la dalle bien en place et d'équerre Taper à petits coups sur toute la surface pour écraser le portier de pose et mettre la dalle de niveau. Essuyer immédiatement tous surplus de mortier débordant sur la face, avec une éponge mouillée et bien propre, sur la largeur du joint seulement, en évitant tout barbouillage inutile de la surface des dalles.

Laver le dallage à l'eau propre au fur et à mesure de l'avancement et protéger immédiatement pour éviter les souillures possibles avec du ciment ou du plâtre, sec ou mouillé.

A aucun moment, il ne faut "couler les joints" et souiller inutilement toute la surface du dallage en étendant la barbotine liquide avec une raclette en caoutchouc, comme il est d'usage de le faire pour les carrelages; un tel procédé remplit inutilement les pores de la pierre avec le mortier à joint ou autres produits utilisés. La pierre restera sale, grise, terne, sans éclat et l'on perdra, pour l'avenir, toute possibilité de retrouver la patine, la couleur et la texture de ces dalles. Les joints entre les carreaux doivent être au minimum de 3 mm. Ils sont garnis d’un mortier de ciment adapté à la pierre fortement dosé (300 kg/m3), ou d’un mortier préfabriqué prêt à l’emploi. Le jointoiement se fait joint par joint, avec une spatule, nettoyage au fur et à mesure avec une éponge et de l'eau propre. La pose jointive ou à joint nul est interdite. Vous pouvez également utiliser la "Jointoyeuse LAPORTE", outil électrique portatif, destiné à la confection des joints de dallages, de 5 à 25 mm de large. Il permet un gain de temps supérieur à 50% lorsque l’utilisation de barbotine est proscrite de par la porosité du dallage.

La "taille adoucie" ou traitement de surface, obtenue dans nos ateliers sur nos machines numériques, vous assure une planimétrie parfaite des dalles. Il est possible, pour un poseur qualifié, de faire une pose sans balèvres qui ne justifie à aucun prix un ponçage au sol après pose, ce que nous déconseillons formellement.

En plein été et par forte chaleur, pour assurer une adhérence parfaite avec le mortier de pose, mouiller abondamment la face brute de la dalle qui sera au contact avec le mortier. Il faut penser que le matériau de support peut subir des déformations qui risquent d'entraîner le dallage en pierre et provoquer des fissurations et des épaufrures par compression directe de deux dalles l'une contre l'autre. C'est pour parer à ces inconvénients que la couche de désolidarisation est indispensable.

Le support doit être sec et réalisé depuis plus deux mois.

Interdiction de mettre en œuvre les carreaux par temps de gel, et de poser des carreaux ayant subi un gel dans les 48 heures.